Usure et sédimentation est un projet couture. Il tire son esquisse d'une structure transversale depuis le PNR de la Brière jusqu'à la presqu'île de Guérande. Une trame façonnée par son socle géographique et ses aspérités mais aussi par une réalité économique. Dans un contexte de dérèglement climatique, supplanter les activités locales en danger par une économie non dépendante de la crise environnementale souligne un enjeu majeur. Alors, le socle ayant permis la formation de l'activité salicole doit être remodelé en utilisant des processus accessibles, naturels et peu interventionnistes. 
Dans cette prévision, les villes actives positionnées en hauteurs, telles que Guérande, se voient croître tandis que l’urbanisation submergée, principalement balnéaire, subit un déclin au profit du développement des marais. Milieu à part entière dont la structure répétitive des salines est aplanie et remodelée sous l’effet de la sédimentation et de l’érosion. Les digues se déstructurent, le marais redevient alors progressivement un pré-salé et une vasière formant un archipel productif hétéroclite. Se nourrissant de la lente dégradation des digues environnantes, elles agissent elles-mêmes comme un réceptacle à sédiments guidant la formation de ce territoire réinventé.Le paysage devient ainsi un préalable. Processus par lequel une structure commune permet la réorganisation du territoire, par l’interaction directe de cette trame avec le socle géographique ayant permis sa formation.
Ce projet met en évidence un enjeu de représentation du mouvement. Il questionne la mise en récit du projet sur le temps long et sur son processus de transformation.
I   surface _ 3500 hectares
I   date _ 2020

I   équipe _ Olivier CHENEVIER, Manon VANDENBUSSCHE
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